[ Parce qu'on a beau dire, dire qu'on a oublier, appris à vivre avec, ou plutôt appris à vivre sans; pour ma part ne n'est pas vrai. je n'arrive pas à vivre sans tous mes samedis avec Vous*, ceux qui ont été présents pendant plus de 6ans. Comme si ma vie avait perdu son sens premier, que ceux qui me l'avaient construites, qui y ont posé les bases, les avaient détruites en partant. Plus communément, je pourrais résumer en disant que ma vie en ce moment est dans le plus beau des bordels.
" Passez ce portillon, et vous voilà arrivé dans Notre* Paradis, ce pays de l'utopie. Où le temps se fige, où chaque seconde devient éternité, où tout n'est qu'amour, passion et amitié ". Mais cette phrase n'a plus lieu d'être. Aujourd'hui quand je passe ce portillon, j'ai toujours ce petit frisson, qui bien vite me déserte. Aujourd'hui quand je passe ce portillon, je me retourne, cette brillante lueur d'espoir dans mon regard, espérant vous voir tous le passer après moi, le sourire aux oreilles, ce sourire de retrouvailles. Seulement, tout n'est plus que désillusion. J'ai beau me retourner, fixer ce portillon, tout n'est plus que vide, ce gouffre béant que vous avez laissez en partant. Quand je passe ce portillon, plus rien n'est comme avant. Finit le lieu si paisible, qui me redonnait le sourire et la confiance. Désormais, tout n'est plus que chamailleries, disputes et gamineries. Tout n'est que plainte, personne jamais n'est content de ce qu'il a.
Ce pour quoi on me critiquait est exactement reproduit depuis que je suis partit, je ris, seule, je ris d'un rire sans joie, d'un rire de glace, aussi froid que l'orage qui en moi fait rage. " Depuis le début de la demi-pension, tu t'approprie trop Quim, ce n'est plus que pour lui, il faut que tu arrêtes ". Je me souviens de ces paroles, de qui les a dites, je n'ai pas oublié, oh non! Loin de la! Et encore une fois je ris, parce que moi, j'ai acheté Quim, alors, n'ai-je pas eu raison de me l'approprier? Quand je vois qu'ils appellent tous leur chouchou "Mon Poney", on se demande de qui ils tiennent sa. Que je peux même plus aller voir mes loulous dans le paddock sans me faire rabrouer, moi! Je parle particulièrement de Mon Cali bien sur. Que j'ai aimé la première, à qui j'ai tant donné, pour qui je me suis tant battu, mais non, malgré tout cela, j'en prends plein pour ma pomme!
Il faut redescendre sur Terre! Je ne peux plus, je n'y arrive plus, à quoi beau leur cacher que plus que jamais ils m'insupportent? Que cette immaturité me tue, que cette insolence et irrespect me fait bouillir de rage! Qu'ils ont détruit la magie du club, qu'ils lui ont fait perdre tout ce que je lui trouvais de beau? Comment peuvent-ils se plaindre quand ils ne font rien pour remédier aux choses qui leur déplaient?
Alors je repense à Nous*, à ce lien si fort qui nous unissait et qui nous unie encore. A toutes ses fois où nous nous sommes battu, et que, tant bien que mal, nous avons arraché une victoire. A tous ses coups durs, qui nous ont rapproché. Il y a eu quelques prises de tête, mais personne n'a jamais foutu sa merde exprès!
Je me souviens de tout. Nos amitiés, nos rires, nos délires, notre complicité, nos victoires, nos défaites et désillusions, nos rêves, nos soirées, nos journées au club, nos campings, nos conneries. Je me souviens de Fanfan, de Nikita, de Mimosa, de Quirikou. De nos halloween, de nos délires avec les monos, de nos douches chez Perrine, ou au tuyau d'arrosage, des baignades dans la Sarthe, de nos cours avec Angel', des puissance, des concours, des concours externes, des stages, des trottings sans monos, des cours particuliers gratuits, des été où l'ont monté deux fois par jours... Je me souviens du camping d'un mois et demi pour les poulains, de la naissance de Totem....
Et alors je me dis qu'au fond, même si je n'ai pas eu le choix, que tout cela n'est plus que souffrance, je suis heureuse d'être partit du club, quand je vois comment les choses tournent, je ne peux qu'y avoir gagné. En échange de ce vide atroce, de la perte de la magie du club, de ne plus m'y sentir bien, de n'y venir que pour les quelques personnes qui me sont chères, j'y ai gagné Quim <3. Que j'y ai gagné des progrès, de nouvelles amitiés, des cours particuliers, des concours... Je l'ai payé très cher, mais c'est mieux ainsi.
J'aimerais parfois remonter dans le temps. La vie n'est-elle qu'un éternelle recommencement? Et les échecs ne sont-ils pas que de perpétuelles remises en question? Qui jour après jour nous détruisent? Aurais-je perdu une partie de mon âme en quittant le club? L'âme de mon enfance, de l'innocence de de l'insouciance? Pour trouver la très dur réalité de la vie, celle en dehors du club, de cette bulle qui nous protégeait si bien mais qui c'est brisée?
Oui, tout a changé, en bien ou en mal, à Nous* d'en décidé. Mais Vous* avez été les premiers, et à tout jamais Vous* serez les derniers <3. Et je remercie aussi ces quelques merveilleuses rencontres que j'ai pu faire en plus au club, à ceux qui pour moi compte autant qu'Eux* <3. ]
[ Lucile, Adeline, Marie, Ada, Hélène, Agathe, Flore, Aminata, Solène, Baptiste, Quentin, Baptiste, Flavie.
Maxence, Manon, Josselin, Martin, Julie, Cyril, Alexandre, Steven. ]